"Priez sans cesse" : c'est le mot d'ordre de la semaine de prière 2008 pour l'unité des chrétiens. L'oecuménisme institutionnel semble patiner et pourtant je crois que localement, catholiques et protestants n'ont jamais autant priés ensemble, qu'ils n'ont jamais autant agit ensemble que de nos jours. Alors ne nous arrêtons pas là et persévérons dans la prière pour l'unité de l'Eglise mais surtout pour notre monde qui souffre des douleurs de l'enfantement (Ro 8,22).
« Réjouissez-vous toujours et priez sans cesse», ainsi s'adresse Paul aux Thessaloniciens (1Th 5,16) pour les soutenir, pour les réconforter. Aujourd'hui encore nous avons besoin de cette interpellation. Il nous arrive de sentir nos forces fléchir, d'avoir le sentiment que nos prières restent sans réponses. Alors nous pouvons nous appuyer sur la prière de toute l'Eglise, elle nous porte pour que notre foi, encouragée par celle des autres, reste solidement ancrée.
Depuis quelques mois, nous nous retrouvons tous les vendredis soir pour un court moment de prière à Arras. Ce temps permet de se poser, de se ressourcer et de porter à plusieurs ce qui nous paraît impossible à porter ou complètement utopique: « Réjouissez-vous, priez sans cesse et rendez grâce en toutes circonstances car c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus ».
et voici une belle prière de soeur Myriam pour toutes les fois où nous n'arrivons pas à prier :
Mon Dieu, ô mon Dieu,
Je ne sais pas prier,
Je ne sais pas si tu es là,
Je ne sais pas ce que tu fais de mon cri
De ma peur
De mon ennui.
Je ne sais pas ce qu’on nomme prière ;
Est-ce, mon Dieu, ce soupir immense
Qui monte des profondeurs de ma vie
Et semble se perdre comme un souffle dans le ciel. ?
Est-ce, mon Dieu, cette timide confiance
Qui ose à peine croire à demain ?
Est-ce, mon Dieu, cet appel
Qui semble se perdre comme l’écho dans les montagnes ?
Mon Dieu, ô mon Dieu,
Je ne sais pas prier,
Je n’ai jamais croisé ton regard,
Je n’ai jamais vu ton sourire,
Je n’ai jamais serré ta main,
Tu n’as pas marché près de moi.
Mon Dieu, comment pourrais-je te prier ?
Sœur Myriam




